Dans une évaluation envoyée à la rédaction de la Nouvelle Tribune, l’équipe du Haut Commissaire au Plan fait le sommaire des effets prévus de « l’augmentation des prix des produits pétroliers », sur l’économie nationale durant la période 2012 à 2017.
D’après le rapport, il semblerait que l’augmentation des prix de produits pétroliers, tels que le gasoil, l’essence, et le fuel industriel, devrait avoir un impact positif sur le budget de l’Etat, qui se traduirait par une amélioration du solde budgétaire ; il devrait ainsi augmenter de 0,20 en 2012 à 0,75 en points de pourcentage du PIB en 2017. Projection moins rassurante, par contre, les effets de cette hausse des prix pétroliers devraient, globalement, faire que le PIB subisse une perte de « 0,39% en 2012, de 0,74% en 2013-2014 et 0.69% en 2017 ».
Car l’augmentation des prix devrait, d’après les chiffres de la simulation, précipiter des baisses au niveau de la consommation intérieure. Les prix à la consommation devraient enregistrer une forte hausse, soit de 1,27% en 2012 et de 1,90% en 2013, ce qui, malgré un faible ralentissement (une hausse de seulement 0,97% en 2017), réduirait le pouvoir d’achat des ménages. Leur consommation serait, tout naturellement, atteinte, endurant une réduction de 0,98% en 2012, et de 1,53% en 2013, avant de s’atténuer un peu durant la période 2016-2017, avec une baisse d’environ 0,97%.
La hausse des prix intérieurs affecterait les exportations, qui, devenant moins compétitives, subiraient une baisse dans les 0,20% en moyenne annuelle de 2013 à 2017 ; mais aussi, et de manière plus conséquente, l’amoindrissement de la demande intérieure pour les produits pétroliers fera que les importations connaitront une diminution d’à peu près 1,4% durant ces mêmes années, une baisse donc plus importante que pour les exportations. Du fait de ce déséquilibre imports/exports, la solde commercial devrait accroître de 0,81% du PIB en 2013-14 et de 0,59% en 2017.
Chose plus inquiétante, l’augmentation des prix devrait entrainer des baisses importantes dans l’investissement, l’emploi et la croissance, prévient le HCP. L’investissement passerait d’une régression de 0,59% en 2012 à une baisse de 2,72% en 2016 ; une dégradation qui s’exprimerait, en partie, par une perte de 8 430 emplois en 2012, d’à peu près 19 500 pertes d’emplois en 2013 et 2014, et de 11 340 postes en 2017.
En espérant que les avertissements du Haut Commissariat au Plan permettront au pays de contrecarrer les effets de la hausse des prix pétroliers avant qu’ils ne se réalisent entièrement.
A.A.S
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