Motivée par le franc succès de sa dernière exposition à New York, Brigitte Martinez, revient avec plein de projets. De sang espagnol, de culture française et marocaine de naissance et de cœur, comme elle se plait à le préciser, Brigitte Martinez, qu’on appelait «la Magrébine» alors qu’elle poursuivait ses études à Paris, est une artiste accomplie. Vouée à une carrière d’architecte, elle mènera un long cheminement, une quête de soi avant de se tourner vers sa véritable passion : l’Art. Un tournant qu’elle doit à une rencontre qui allait marquer à jamais le cours de sa vie. Sa rencontre avec Guy Hosteins, qu’elle appelle «mon maître», fut le début d’une nouvelle existence pour Brigitte Martinez. Ce dernier lui avait dit, «vous avez la grâce, il vous manque le verbe».
Mais, ce n’est pas sans difficulté, sans effort qu’elle réussira. Son acharnement et son travail sur elle-même, conjuguée à une boulimie d’apprendre et de «comprendre les connexions entre les mondes extérieurs et notre univers intérieur» lui permettront de produire des œuvres qui marquent. Entre peinture, architecture d’intérieur et design, les toiles de Martinez révèlent une permanente quête de soi, mais aussi une quête spirituelle et artistique. Un parcours passionnant et une richesse qu’elle puise dans son mixage culturel.
Son travail se métamorphose au gré de ses humeurs pour prendre de nouvelles formes. «Je ne cesse d’introduire une évolution constante de mon travail sans attache stylistique mais une collection cohérente dans la continuité des perceptions.» Et de poursuivre, «je tiens à apprendre tout ce qui n’est pas de l’art manifeste et en faire des signes identifiés. Grandir par d’autres savoirs et d’autres compétences des sciences de la vie».
Art thérapie
Chaque œuvre est un événement qui surgit à la suite d’une série de sensations, d’émotions, vécues par l’artiste. Une sorte de délivrance précédée par une transe. La perception de l’art chez Brigitte Martinez est particulière. Son souci permanent est de partager, avec le lecteur ou le spectateur, par le biais d’une toile, ses angoisses, ses peurs, ses états d’esprits, … Elle ne cherche pas systématiquement à plaire, mais veut surtout communiquer à travers son art, avoir de droit de cité. «La perception est liée aux sens. L’action dépendante de l’analyse et de notre intelligence des mondes perçus ! L’impact des sens sur nos conclusions est puissant ! Mais une fois connectés à une vision plus large, ces mondes perçus nous offrent la liberté.», explique l’artiste peintre.
Actuellement représentée par la galerie Agora de la Big Apple, Brigitte Martinez est également représentée par un collectionneur à Miami. «L’exposition est très positive. En termes de vente, je ne peux pas encore me prononcer, car les ventes se font traditionnellement sur le Net», explique Brigitte. Invitée par la Fondation Trevisan International Art, elle exhibera ses œuvres récentes en Italie, dans la région Ferrarra de Bologne, où elle participera en avril 2012 à une exposition au Palazzo Ferrara. De même La Biennale d’Art contemporain de Beauce a également exprimé son intérêt pour les œuvres de Brigitte Martinez.
De retour au Maroc, entre deux expositions, c’est dans son atelier, situé dans le quartier Oasis à Casablanca qu’elle trouve son inspiration. Principalement peintes dans un style abstrait, les toiles de Brigitte Martinez sont imposantes, se déclinant dans des grands formats. Côté prix, une toile de Brigitte Martinez se vend à partir de 80 000 DH.
Si aujourd’hui, l’artiste est épanouie, sereine et pleine d’ambitions pour le futur, grâce à son art et au retour du public qu’il lui procure une sensation de bien être et de reconnaissance, elle veut plus. Son souhait est de communier avec le public en peignant directement dans une exposition. Une manière de supprimer toutes les barrières avec l’autre.
Leila Ouazry
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