Mohamed Nadif a réalisé son premier long-métrage “Andalousie, mon amour !” un hommage aux harraga. Interview.
La Nouvelle Tribune : Parlez-nous de votre premier long métrage « Andalousie mon amour» ?
Mohamed Nadif : “Andalousie, mon amour !” est le fruit d’une belle rencontre avec Omar SAGHI, un jeune scénariste marocain qui vit à Paris. Il m’a fait lire un scénario qui m’a beaucoup séduit et nous avons décidé de le développer ensemble pour en faire une comédie à l’italienne, sachant qu’il n’est pas facile du tout de réussir une comédie savoureuse qui traite d’un sujet aussi grave que l’immigration clandestine. Il s’agit, et sans vendre la mèche, de deux jeunes étudiants de Casablanca, Saïd (Youssef Britel) et Amine (Ali Esmili), qui rêvent d’Europe. Ils se retrouvent dans un petit village au Nord du Maroc. Avec l’aide d’un instituteur, ils prennent une barque pour la côte européenne. Mais ils font naufrage. La mer rejette Amine sur la côte du village. Saïd échoue sur une plage andalouse. Mais l’Andalousie semble étrange pour Saïd. Et Amine, dans le village marocain, observe d’étranges phénomènes…
Comment s’est déroulé le casting?
Pour le casting, je voulais réunir une belle brochette d’acteurs marocains et non marocains avec lesquels j’ai une complicité et une envie de collaborer. Quelques uns se sont imposés pendant l’écriture du scénario comme Mehdi Ouazzani dans le rôle du maire et Asmaa El Hadrami dans le rôle de la femme du maire. D’autres étaient déjà dans mon champ de vision comme Youssef Britel, Mohamed Choubi, Ali Esmili, Khouloud Bétioui, Farid Regragui. J’ai aussi fait appel à un acteur algérien, Hicham Mesbah, un franco-camerounais Paulin Fodououp.
Il ne faut pas oublier aussi l’équipe technique qui ne se compose que de professionnels qui ont de l’expérience comme Kamal Derkaoui (image), Faouzi Tabet (son), Marie-Pierre Renaud (montage)… Et une très belle musique composée par notre fameux artiste Younès Mégri.
Ce film a-t-il été facile à réaliser ?
Faire un film est une chose très difficile surtout quand on a un petit budget pour le réaliser. C’est vrai que le film demande beaucoup de moyens, un grand casting, une équipe technique de grande qualité, plusieurs espaces, notamment au Nord du Maroc. Mais nous avons pris un risque en partant au tournage avec l’avance sur recettes du CCM et l’apport d’Awman Productions, uniquement. Heureusement d’autres partenaires nous ont suivis après visionnage d’un premier montage, notamment la deuxième chaîne marocaine 2M et la Francophonie. Mais, quand on est bien entouré, quand on sait ce qu’on veut, on arrive finalement à le réaliser avec quelques frustrations, bien sûr.
Que pensez-vous de la production au Maroc ?
La production nationale se porte de mieux en mieux grâce à une volonté politique, une bonne collaboration entre le Centre cinématographique marocain et les professionnels et, bien sûr, le Fonds d’aide. Il y a vingt ans, le Maroc produisait en moyenne trois films par an et, souvent, il fallait supplier les salles de cinéma pour passer une production marocaine. Cette année, il y a 23 long-métrages en compétition au Festival National de Tanger. C’est un record. Sans oublier que nos films drainent plus de public que les autres films étrangers. Mais, la preuve de cette émergence est aussi la diversité des sujets traités, la qualité qui se dégage de cette quantité et le nombre de films sélectionnés ou primés dans des festivals internationaux, sans oublier le nombre de festivals qui tirent nos artistes vers le haut et qui ont une véritable identité. Le problème reste, toutefois, la distribution et la diffusion du film marocain.
Avez-vous un autre projet à réaliser ?
Oui, j’ai un projet en écriture. Je co-écris avec ma femme, Asmaa El Hadrami, un film sur les femmes et en particulier sur la dépression féminine, intitulé provisoirement « Les pensionnaires du pavillon J ». C’est un drame, mais il sera très aéré.
Propos recueillis par Fatimazahraa Rabbaj
LOS ANGELES - La “reine du disco” américaine Donna Summer, célèbre pour ses tubes langoureux comme “Love to love you baby” ou “Hot Stuff”, est morte jeudi des …
Opérationnelle depuis près de deux ans dans la cité des fleurs, Ambre Galerie vise à encourager l’échange culturel et l’ouverture sur différents genres artistiques issus de civilisations va…
La chanteuse algérienne Warda est décédée jeudi soir à son domicile au Caire, à l’âge de 76 ans, des suites d’une crise cardiaque, a-t-on annoncé dans la capitale égyptienne. Née…