
Khalid Alioua, en effet, a matérialisé, à travers sa seule personne, pendant des années, l’idée que l’on pouvait se faire d’une classe dirigeante politique consciente, moderniste, progressiste, patriote. Avec sa chute, et encore une fois, sans exciper des charges retenues contre lui, ce sont incontestablement tous ceux qui ont pu l’admirer, se reconnaître en lui, porter les mêmes valeurs, défendre des idées proches ou identiques, qui se trouvent atteints.
L’arrestation de l’ancien dirigeant du CIH n’a certes pas été une surprise, l’affaire le concernant faisant la Une de la presse depuis plusieurs mois. Elle intervient cependant après celle de l’ancien DG de l’Office National des Aéroports, M. Abdelhanine Benallou, tandis que l’opinion publique a été récemment interpellée par l’arrestation de plusieurs personnes dont un ancien haut commis de l’Etat, T. I., sur lesquelles des charges très graves pèsent pour leurs actions supposées contre les installations stratégiques de Tanger Med.
Il n’échappera à personne que la Justice connaît aujourd’hui plusieurs procédures qui mettent au devant de la scène des personnalités qui ont toutes assumé de hautes charges au sein de l’appareil de l’Etat. CIH, ONDA, Tanger Med, mais aussi CNSS, ce sont des affaires qui ont ou auront à voir avec le principe de la reddition des comptes, lequel, bien évidemment, s’applique à tous ceux qui ont assumé des responsabilités au sein d’administrations, d’entreprises ou d’offices publics.

En ce sens, incontestablement, on se félicitera que les prescriptions constitutionnelles adoptées l’an dernier, connaissent ainsi un début d’application dans un champ hautement symbolique, celui de la Justice.
Mais, parce que rien n’est incident lorsqu’il s’agit de politique, d’affaires publiques, de messages adressés à l’opinion, on ne saurait nier que cette volonté de transparence, cette campagne d’assainissement, cette série de procès, surtout pour le CIH et l’ONDA, visent des hommes dont les engagements ou les accointances avec la gauche étaient connus de tous.
D’aucuns n’hésiteront donc pas à crier, sinon au complot, du moins au règlement de comptes, parce que ces procès interviennent alors que le PJD assume la direction du gouvernement. D’autres, qui en conviendront, rappelleront que durant le premier gouvernement d’alternance, sous la direction de l’USFP, plusieurs affaires, dont celles de la BP, du CIH (première version), etc, avaient également été enclenchées…
L’exigence de moralité, d’exemplarité, d’honnêteté, de transparence, de bonne gouvernance n’a point de connotation politique ou idéologique. Elle doit être présente, en permanence, à l’esprit de chaque personne qui brigue un mandat public, jouit d’une fonction officielle, assume une responsabilité quelconque au nom de la collectivité.
Si aujourd’hui la Justice, sous administration PJD, demande des comptes à Khalid Alioua, c’est d’abord parce qu’il a dirigé une banque publique, non parce qu’il a été l’un des dirigeants les plus en vue de l’USFP.
Mais on ne saurait cacher que cette affaire lui fera autant de mal qu’elle en fait à la Gauche, aux idées et valeurs de progrès et de modernité, à l’image de probité qui devrait, en principe, caractériser tous ceux qui ont porté et portent encore les idéaux pour lesquels Mehdi Ben Barka, Omar Benjelloun, Abderrahim Bouabid, Abderrahmane El Youssoufi et tant d’autres ont consacré leurs existences.
On souhaitera donc vivement que le procès lui permettra de laver son honneur et de sortir totalement blanchi des accusations qui pèsent sur lui, ou sinon, il aura fait doublement mal à son pays, à son parti, à ses amis.
En commettant des fautes de gestion graves passibles de poursuites judiciaires et en offrant l’opportunité à ses adversaires politiques de les exploiter à leur profit.
Fahd Yata

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Aucun parti marocain n’a que des gens propres ,tout le monde le sait ,et parce la démocratie est absente dans ces partis que les malhonnetes échappent au controle et ceci arrange le makhzen qui les utilise .Ces révélations restreintes ne suffisent pas ,il faut ouvrir tous les dossiers des profiteurs anciens et nouveaux .Et ce compte le plus c’est de récuperer l’argent volé en bloquant tous les avoirs malacquis au profit du trésor public .
L’exPDG du CHI en prison,menace d’apres le eMassae de tout débaler .
Mais alors quel est son but ?
Pourquoi n’a-t-il pas débalé tout lorsqu’il était ministre socialiste “révolutionnaire à la Poutine”
tout simplement pour appeler à l’aide de tous les pourris qui se cachent ,si non il les dénonce,
Quel chantage !
Tous les escrocs une fois pris menaceraient tous de debaler…De Basri a tous les autres qui sont venus apres lui,ils tiennent toujours a brandir la menace de debaler et le tour est joue.Pour l’anecdote ,un gros bonnet arrete ,un jour presse et contraint par la police judiciaire de parler et quand celui-ci avait commence a parler comme on le lui ordonnait avec force et intimidation on lui tapait dessus pour qu’il se taise.Alors est-ce que Aliuoa ne serait pas lui aussi de cette categorie de gros bonnets?